Twitter, place à la démocratie déguisée

Article : Twitter, place à la démocratie déguisée
20 mai 2020

Twitter, place à la démocratie déguisée

Connaissez-vous Twitter ? Ce réseau social avec pour icône un oiseau bleu ? Sans doute que votre réponse est oui. Nous sommes en 2020, si vous avez accès à cet article, vous devriez forcément connaitre ce réseau. Mais si ce n’est pas le cas, hélas ! C’est un peu tard… Mais non ! Je vais vous mettre un peu de contexte plus bas.

Photo crédit/Twitter

Voici pourquoi on va s’y attarder pendant ces jours d’isolement dû au Covid-19. Connu comme étant le réseau social des intellectuels, Twitter détient le nombre le plus élevé des comptes certifiés de journalistes et d’acteurs politiques à travers le monde. Ce réseau social reste une des sources les plus fiables de l’information à la seconde. Dans mon pays, la RDC, où la démocratie n’est qu’une appellation, Twitter reste le lieu de rendez-vous où le 20 % de la population qui a accès Internet se permet de donner son point de vue sur les enjeux politiques de la nation. C’est sans doute une belle preuve de la naissance de cette démocratie tant proclamée. Cependant cette dernière n’est qu’une facette de la réalité qui cache fanatisme, et le suivisme que développe une population qui ignore son adversaire.

Tweet, just tweet

Cette période de confinement a été pour tous un moment d’observation du monde au travers de nos écrans. Contraint de rester chez soi pour le bien de tous, le Covid-19 m’a permis d’analyser de près les différentes approches de la réalité à travers ce réseau social. Les sujets à analyser sont nombreux, mais celui qui touche l’aspect politique est encore plus fascinant. Car pendant cette période pandémique, chaque population a pu juger les compétences de son gouvernement par la manière dont ce dernier gère cette crise. Twitter est la place idéale pour lire les opinions des individus sur la gestion de l’enjeu public.

Cependant, la méthode d’expression détient un nombre incalculable des filtres. C’est là que les choses deviennent plus intéressantes. Derrière cette belle démocratie et celle liberté de la parole se cache les séquelles de la peur de se dévoiler complètement contre un adversaire souvent inconnu. Pour ceux qui y seraient peu familiers, la justice dans le pays « démocratique » n’est qu’une utopie. Elle ne s’applique que lorsque l’on s’oppose au pouvoir en place.

« La démocratie du plus fort est toujours la meilleure », chante Alpha Blondy sur ce titre.
L’arme à destruction massive. C/Twitter
  • Comment dénoncer les injustices alors que l’on respire la peur ?
  • Comment dénoncer sans attirer la foudre sur soi ?

Telles sont les questions que je me pose chaque jour en lisant les tweets. Ces 280 caractères que contiennent un Tweet sont très peu pour dénoncer, se conformer et transmettre l’information. Alors pour réussir à survivre dans ce monde de brutes, on s’y adapte. Nombreux sont ceux qui ont opté pour l’adaptation afin d’éviter se faire remarquer. Mais pour ceux dont la justice importe plus que la peur, ils dénoncent à leurs risques et périls.

La seule punition est d’être banni du cercle d’amis. Eh oui, la médiocrité ne supporte pas la critique.

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